• 14 juin 2011 Toutes les informations sur « Alpes Summer Xperience » de la GTA sur :

    http://www.alpes-summer-xperience.com/

  • Le compte rendu des Assises de Chamonix :

    à télécharger sur la page : les débats / Chamonix

  • 21 avril 2011 Bienvenue dans la mobilité durable avec Mont Blanc versant durable :

    du 2 au 4 juin à Chamonix

  • 13 avril 2011 La vidéo de présentation des Assises de l’Alpinisme Grenoble :

    à consulter en page d’accueil !

  • Les vidéos des tables rondes de Grenoble :

    sont disponibles dans la rubrique « Les débats, Grenoble »

  • 30 mars 2011 Alpinisme et changement climatique :

    Consultez l’article dans les contributions

  • 28 janvier 2011 Débattre sur le blog des Assises :

    http://www.assisesdelalpinisme2011.fr/le-blog/

  • 27 janvier 2011 Les Assises de l’Alpinisme sont sur Facebook :

    Venez nous rejoindre !

Etat des lieux

En quoi les pratiques de l’alpinisme sont menacées



Le renouveau actuel de l’alpinisme classique et la diversification grandissante des activités de montagne peuvent laisser croire que la montagne de l’alpiniste se porte bien.

Pourtant, des exemples comme la fermeture de la plupart des centres de formation des jeunes à la montagne, ainsi que la réglementation accrue des accès et des parcours dans plusieurs parcs ou réserves, montrent que la société à laquelle nous appartenons supporte mal l’existence d’espaces ouverts aux comportements qui font appel à la responsabilité des individus et des collectivités qui les fréquentent.

Certes, la montagne où l’aventure exige l’autonomie des personnes, l’engagement et la solidarité, n’a pas disparu. Nous la fréquentons encore – mais diverses interventions pèsent sur les activités les plus significatives au point de les transformer ou d’en entraver l’exercice. Aujourd’hui, l’attention se porte d’abord sur les activités formatées et sécurisées situées dans des espaces aménagés et balisés. Les pratiques de l’alpinisme sont très peu soutenues, étant insuffisamment reconnues et représentées.

Toutes ces activités sont légitimes. Mais c’est sur les pratiques de l’alpinisme et la culture qui les sous-tend  que les assises ont à mettre l’accent en proposant des dispositions qui les valorisent et leur fassent clairement place parmi les diverses activités de montagne. Car le déséquilibre actuel, accompagné de discours et d’images qui en masquent les effets, nous le voyons croître et s’affirmer dans plusieurs domaines.


Sécurité, sécurisation, suppression du risque.

La vie en société a, certes, besoin de sécurité. Mais les pratiques de la montagne ne sauraient se contenter de la fréquentation de ce qui est organisé, équipé, codifié et sécurisé. La sécurité, ce n’est pas la suppression systématique du risque, mais l’apprentissage de la prise en compte raisonnée du risque. Pourtant, de nouvelles réglementations ont entraîné une diminution des actions d’éducation populaire et de la fréquentation de la montagne..


Le conditionnement et le partage de l’espace montagnard.

Ils concernent à la fois l’aménagement des sites, l’équipement des parcours et la réglementation des accès. Les dispositions prises relèvent le plus souvent d’une tendance à contrôler, à aménager et à maîtriser les flux touristiques. Il est devenu urgent de réfléchir aux conditions permettant à toutes les pratiques de cohabiter et reconnaissant que l’alpinisme a besoin d’un espace ouvert à l’autonomie.


La montagne, espace de consommation.

L’actuelle marchandisation du monde tend à faire de la montagne un objet de consommation et à concevoir les activités qu’elle rend possible comme des produits. Elle adapte la montagne à la consommation et, ce faisant, ne permet plus à ceux qui la fréquentent d’en découvrir la spécificité. Elle en banalise et dévalue les pratiques.

Les économies montagnardes tirent profit des activités de loisir en milieu naturel qui sont non délocalisables – d’où la marchandisation de ces dernières, et la nécessité d’être « sécuritaire », car on ne peut pas vendre un risque trop élevé.


Les pratiques de l’alpinisme dans la société.

Au lieu de mettre en avant les valeurs positives des activités de montagne et leur utilité sociale, les médias en montrent trop souvent des images rebutantes (difficultés, efforts, risques) ou négatives (accidents). Et l’État se tourne toujours plus vers les sports de compétition et le haut niveau. Pourtant, le goût de l’alpinisme naît de l’attention portée aux récits et aux images qui invitent à l’aventure et à découvrir « les univers fabuleux » de la haute montagne.


* *


Aujourd’hui, plus que jamais, la montagne apporte et peut faire vivre des valeurs dont nos sociétés ont le plus grand besoin : esprit d’entreprise et d’initiative, courage de la prise de risque raisonnée, autonomie, solidarité et responsabilité. Il importe de leur faire place, en montagne comme dans la société.



La montagne en quelques chiffres…


Brice Julien, doctorant en géographie a mené dans le cadre des Assises, une étude rassemblant des données relatives aux activités de montagne.


Télécharger les différents dossiers de cette étude:


Évolution de la fréquentation des principaux trails français

Chiffres de la fréquentation des refuges

Chiffres relatifs à la Fédération Française de Spéléologie

Chiffres relatifs à la Fédération Française de Ski

Chiffres relatifs à la Fédération Française de Montagne et d’Escalade et à la Fédération Française de Randonnée Pédestre.



Évolution du chiffre d’affaires de quelques équipementiers sportifs français

Chiffres relatifs au Club Alpin Français entre 2006 et 2009

Chiffres relatifs à la profession d’accompagnateur en montagne